

« Nous exhortons le secteur financier national à […] élargir qualitativement l’accès aux financements, bancaires et non bancaires, destinés aux petites et moyennes entreprises, à l’innovation […] et à se montrer plus ouvert et plus novateur pour assurer une mobilisation optimale de l’épargne nationale. »
Un mot retient d’abord l’attention : exhorter. Le Petit Robert le définit comme « s’efforcer par des discours persuasifs de faire agir ». Exhorter est un cran au-dessus de suggérer : c’est un appel clair à passer à l’action.
Trois autres mots nous ont particulièrement marqués chez Kiwi Collecte : non bancaire, innovation et épargne nationale. Mis bout à bout, ils résument la promesse du crowdfunding, que nous contribuons à faire émerger au Maroc depuis plusieurs années.
Un financement non bancaire, parce qu’il permet à un projet de mobiliser directement une communauté, en complément des circuits classiques. Un levier pour l’innovation, parce qu’il accompagne des projets encore trop jeunes pour les financements traditionnels. Un outil de mobilisation de l’épargne nationale, enfin, parce qu’il permet d’orienter les contributions des citoyens, au Maroc comme au sein de sa diaspora, vers des projets utiles au développement du Royaume.
C’est toute la force du crowdfunding : faire de la foule non plus un simple public, mais un acteur du financement de l’économie réelle.
Cette vision repose déjà sur un cadre réglementaire. Agréée par Bank Al-Maghrib et opérationnelle depuis plus d’un an, Kiwi Collecte traduit concrètement cette ambition en permettant aux associations, porteurs de projets et initiatives solidaires, sociales ou médicales de collecter des contributions en ligne dans un cadre régulé, sécurisé et transparent.
Cette première étape, celle du don, a permis de démontrer une chose essentielle : les Marocains, au Royaume comme à l’étranger, sont prêts à contribuer lorsqu’un projet est clair, incarné et facilement accessible.
La prochaine étape est celle de l’investissement. Kiwi Collecte souhaite y prendre part en permettant demain aux citoyens d’investir, avec des tickets accessibles, dans des startups, des PME et des projets innovants marocains.
Le crowdfunding peut devenir une brique complémentaire des banques, des fonds d’investissement et des dispositifs publics. Il intervient là où les circuits traditionnels hésitent encore, tout en validant l’intérêt du marché et en fédérant une première communauté autour des entrepreneurs.
C’est précisément ainsi qu’il peut répondre à l’appel formulé dans le discours royal : élargir l’accès aux financements non bancaires, soutenir l’innovation et mieux orienter l’épargne nationale vers l’économie réelle.
Si l’ambition est d’ouvrir de nouveaux canaux de financement et de rapprocher l’épargne des besoins de l’économie marocaine, alors le crowdfunding n’est plus un sujet périphérique. Il fait désormais partie des réponses concrètes.